Les effets du coronavirus sur l’environnement

Ces dernières années, la politique environnementale devient l’une des préoccupations majeures de nombreux pays, afin de lutter contre le changement climatique. Durant la pandémie de coronavirus qui a commencé début 2020, presque la moitié de la population mondiale était appelée à rester chez eux. Cela a pour effet de diminuer considérablement les activités humaines. Quels sont ainsi les effets de la crise du Covid-19 sur le climat de la Terre entière ?

La pandémie du coronavirus réduit considérablement les émissions

Début 2020, la pandémie du coronavirus a plongé presque tous les pays du globe dans une crise sanitaire sans précédent. En vue de limiter sa propagation, de nombreuses mesures sont appliquées comme le confinement des populations. Conséquence : les activités baissent considérablement, les économies sont au ralenti.

L’effet du coronavirus sur l’environnement n’est pas également négligeable. Une nette diminution du taux de pollution est constatée, et ce, depuis que la Chine, le pays le plus pollueur du monde, décide de confiner les populations dans ses régions les plus touchées. Comparé à la même période en 2019, le taux de dioxyde d’azote, dans les villes les plus importantes de ce pays source du coronavirus, est réduit de 30 à 50 %.

Cette réduction du taux de pollution environnementale s’étend également dans d’autres parties du globe au fur et à mesure que les pays se confinent. Ces signes de rétablissement de l’environnement sont dus aux restrictions de l’activité économique, de la circulation aérienne, terrestre et maritime, et aussi à la fermeture d’industries.

L’effet de la récession économique générée par la crise Covid-19 sur les émissions est semblable, voire même supérieur à celui de la récession de 2008. Les experts prévoient que cette amélioration de l’environnement ne va pas encore s’arrêter. Elle se poursuivra jusqu’à la fin de l’année 2020, et peut être jusqu’en 2022.

L’autre effet bénéfique du confinement de la population sur l’environnement est l’observation des animaux sauvages dans certaines villes : un sanglier dans les rues de l’Espagne, une civette en Inde, ou encore un puma au Chili.

Parallèlement, le coronavirus place la politique environnementale au second plan

De nombreux débats sont mis au second plan depuis que tous les pays du globe plongent dans la crise mondiale causée par le coronavirus. Ceux liés à l’urgence climatique y figurent. Or, le problème du changement climatique doit être pris au sérieux par n’importe quel pays puisque, comparés à la pandémie, ses effets sont plus graves et peuvent s’étendre sur plusieurs siècles. Selon les experts, de nombreux événements extrêmes peuvent survenir dans le futur, comme des tornades, inondations, tremblement de terre, etc. Leurs effets sur la production alimentaire et les infrastructures seront désastreux. Le problème est que, suite à la crise mondiale causée par le coronavirus, ces risques ne figurent plus parmi les priorités. L’urgence climatique est reléguée au second plan. Pourtant, avant la crise, l’objectif de réduire la hausse de température de 1.5 ou 2 degrés était déjà difficile à atteindre. Alors, pourquoi le débat est-il encore descendu sur l’échelle des priorités en ce moment de crise sanitaire ?